Plus de dommages, moins de réparations

Le traitement numérique des sinistres dans la branche suisse de la carrosserie continue de croître. En 2025, le nombre de sinistres déclarés via e-Service d’auto-i-dat n’a jamais été aussi élevé. Dans le même temps, les dernières évaluations montrent également des changements au niveau du taux de réparation, des structures de coûts et des types de sinistres.

La communication électronique entre les assurances et les ateliers de réparation s’établit de plus en plus comme norme au sein de la branche. En 2025, 419 895 sinistres au total ont été transmis via e-Service. Il s’agit d’un nouveau record. La croissance de ces dernières années se poursuit donc. En 2024 déjà, la barre des 400 000 cas avait été franchie.


Les chiffres montrent à quel point l’e-Service est de plus en plus utilisé dans la branche:

  • +4,86% de transmissions de sinistres
  • +4,73% d’attributions de sinistres par les assurances
  • +7,7% de factures transmises

Les chiffres montrent clairement que de plus en plus d’entreprises numérisent leurs processus et travaillent ainsi plus efficacement. Pour de nombreux carrossiers, e-Service est un outil de travail essentiel au quotidien. Dans certaines entreprises, une grande partie des mandats passe même directement par la plate-forme. Il est toutefois frappant de constater que le montant moyen des factures a légèrement reculé, passant de 2076 francs en 2024 à 2073 francs en 2025. Dani Surer, chef de produit chez auto-i-dat, explique: «Les assurances examinent très soigneusement les réparations pour des raisons économiques, de plus en plus souvent aussi avec l’aide de l’IA. Ce faisant, elles veillent encore plus à ce que les réparations soient efficaces et économes.»

Les dommages dus aux éléments naturels restent le type de sinistre le plus cher

Comme les années précédentes, la branche dommages naturels casco a généré les coûts de sinistres moyens les plus élevés. Dani Surer l’explique en grande partie par le changement des conditions météorologiques: «Les grêlons plus gros générés par les supercellules entraînent plus souvent des réparations coûteuses.» Depuis 2022, les coûts moyens dans ce secteur ont nettement augmenté. Outre les événements météorologiques, l’évolution des processus joue également un rôle. «Avec la pandémie, la confiance entre les assureurs et les entreprises de réparation s’est renforcée, si bien que les dommages dus à la grêle sont de plus en plus traités numériquement via l’e-Service», explique Dani Surer. De plus, les tarifs horaires des débosseleurs spécialisés augmentent, ce qui se répercute directement sur les coûts moyens des sinistres.

Nouvelle légère baisse du taux de réparation

Pour la première fois, auto-i-dat a également évalué le taux de réparation des sinistres calculés dans SilverDAT 3. Celui-ci s’élevait à 32,2% en 2025 et présente donc à nouveau une légère baisse (2024: 33,3%, 2023: 33,8%). Les coûts des pièces de rechange (+8%) et les coûts de peinture (+2,7%) ont particulièrement augmenté, tandis que ceux de la main-d’œuvre ont légèrement reculé. Dani Surer explique: «La baisse du taux de réparation laisse des traces. Si davantage de pièces sont remplacées, le coût des pièces augmente automatiquement, tandis que la part du temps de travail diminue.» À cela s’ajoute le fait que les véhicules modernes sont de plus en plus équipés de capteurs et de systèmes d’assistance. En cas de remplacement, il faut donc plus souvent remplacer des groupes de pièces complets, ce qui augmente encore les coûts.

Réparer au lieu de remplacer

Dani Surer met en garde: «Dans la plupart des cas, le remplacement entraîne des coûts plus élevés. Cela peut être lucratif à court terme pour le réparateur, mais entraîne des primes plus élevées à moyen terme.» Et d’ajouter: «Des primes plus élevées entraînent une diminution du nombre d’assurés en casco complète et, par conséquent, une diminution significative des mandats pour les réparateurs.» C’est pourquoi il est important, tant pour les particuliers que pour les entreprises, que les réparations soient à nouveau plus nombreuses. «Le réparateur fait le plus de bénéfices lorsqu’il peut vendre du travail.» C’est pourquoi auto-i-dat lancera dans les mois à venir le Green Repair Tracker, qui permet à une entreprise utilisant SilverDAT 3 de mesurer et d’indiquer elle-même son taux de réparation.

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